Martin Amis

  • " La fiction ne connaît nulle loi et sa liberté ne connaît aucune limite. La fiction, c'est la liberté. ».

    Inside Story est une invitation de Martin Amis en personne à parcourir sa vie, mais attention, sous la forme d'un roman s'il vous plaît ! Car d'après le grand provocateur des lettres britanniques, aucun espace n'offre plus de liberté que celui de la fiction. Nous voilà partis pour une grande aventure de vie d'écrivain, de sa genèse à ses temps forts, de ses nombreuses amours à ses mentors, le tout parsemé d'observations et conseils uniques en leur genre. On découvre alors un texte empli d'esprit et de malice qui nous balade dans le temps, les cocasseries, les souvenirs et les émois.

    Projet littéraire aussi colossal que loufoque, Inside Story est certes une ode à la vie de Martin Amis, mais surtout, une ode à la vie littéraire et à la liberté d'expression la plus totale. L'autofiction n'aura jamais été aussi bousculée.

  • Décor : Camp de concentration Kat Zet I en Pologne.
    Personnages : Paul Doll, le Commandant ; bouffon vaniteux, lubrique, assoiffé d'alcool et de mort. Hannah Doll, l'épouse ; canon de beauté aryen, mère de jumelles, un brin rebelle. Angelus Thomsen, l'officier SS, arriviste notoire, bellâtre, coureur de jupons. Smulz, le chef du Sonderkommando ; homme le plus triste du monde.
    Comment explorer à nouveau une des périodes les plus sombres de l'histoire sans reprendre les mots des autres ? Comment oser un autre ton, un regard plus oblique ? Avec ce marivaudage aux allures de Monty Python en plein système concentrationnaire, Martin Amis prend le risque. Une manière de caricaturer le mécanisme de l'horreur pour le rendre plus insoutenable encore.
      Amis affronte l'inexplicable. Eric Neuhoff, Le Figaro littéraire.
      Le livre d'Amis nous montre des hommes médiocres qui, de leurs petits bras, permettent à la Shoah d'avoir lieu. Oriane Jeancourt Galignani, Transfuge.

  • «  Nous sommes tous dans le même bain maintenant. Et il en va de même pour la situation internationale, quelque chose devra céder, et bientôt. Tout cela va devenir plus hirsute, plus désordonné. Tout se défait, moi, ça, notre planète Terre. Plus encore  : l'univers, qui ne manque pourtant pas de place en apparence, court à sa mort. J'espère qu'il y a des univers parallèles. J'espère que les alternatives existent. Qui nous a confectionnés avec tous ces défauts de fabrication  ?  »   Martin Amis nous plonge au coeur d'une fin de XXe siècle apocalyptique, dans le dérèglement généralisé d'un monde en état de catastrophe permanente, et dessine le portrait satirique saisissant   d'une société au bord de l'hystérie.

  • Gwyn Barry et Richard Tull sont écrivains, amis de longue date. Tout réussit à Gwyn, qui cumule gloire littéraire et bonheur conjugal, tandis que Richard s'embourbe dans un quotidien terne et peine à joindre les deux bouts. S'il bat Gwyn aux échecs, au billard et au tennis, cela ne suffit pas à  consoler son ego torturé. Rongé par l'amertume et la jalousie, il envisage divers moyens de faire tomber ce frère ennemi qui n'a selon lui ni talent ni mérite , allant jusqu'à solliciter l'aide   d'individus peu recommandables.
    Un style inouï, un humour et une férocité implacables  : Martin Amis nous offre avec L'Information une extraordinaire satire du monde littéraire contemporain.
      Une comédie qui dénonce la désintégration de la littérature, naufragée du modernisme, ne cherchant plus à plaire qu'à coups de pub et de fausses valeurs. Désopilant et salutaire.  Anne Pons, L'Express.

  • Raconter la vie d'un homme à l'envers : telle est l'idée maîtresse de ce livre.
    Tod, le héros, n'avale pas sa soupe ; il la recrache. Toute relation sentimentale commence par une gifle, se poursuit par un corps-à-corps passionné avant de finir par un échange de numéros dans le métro. Tod est médecin : les patients viennent vers lui souriants, en bonne santé, pour sortir de l'hôpital en sang. De quoi être fatigué d'être humain. A moins que le passé de Tod - son futur ? - ne cache un secret susceptible de rendre son sens au monde...
    Au-delà de la maestria avec laquelle Martin Amis décompose nos gestes quotidiens, c'est notre morale qu'il met en question : l'absurdité de notre existence ne se résume pas au passage des ans. La drôlerie laisse place au scandale...

  • Cet hallucinant (anti-) conte de fées moderne au rythme endiablé nous embarque aux côtés de Lionel Asbo, 24 ans, voyou répugnant à tous points de vue, et de Desmond Pepperdine, son neveu qui, malgré une relation incestueuse avec sa grand-mère, tente d'échapper à l'horreur de son environnement. Lionel multiplie les frasques et les séjours en prison jusqu'au jour où il gagne le gros lot. Devenu multimillionnaire, il est saisi par une véritable hystérie 'nouveau riche', et sème la terreur dans les milieux huppés... Desmond, lui, s'installe paisiblement et suit les errances de son oncle dans le Sun...

    Une fois de plus, Martin Amis nous offre un portrait au vitriol de l'Angleterre d'aujourd'hui. Alternant entre les destins de ses deux personnages, il s'attaque avec délice aux bas-fonds de la société anglaise comme à ses nantis. Ce roman ravageur et terriblement drôle démontre une nouvelle fois la virtuosité verbale de son auteur. Son extrême talent de satiriste et sa capacité à dépeindre l'Angleterre avec tous ses travers, sont encore éclatants.

  • Ce qui suit est une lettre pour expliquer mon suicide. Quand vous la poserez, John Self aura cessé d'exister. M. A.

    En ce début des années 1980, Margaret Thatcher est Premier ministre du Royaume-Uni et Ronald Reagan président des Etats-Unis. Le cynisme et le fric sont au pouvoir. Le narrateur de Money, money se nomme John Self. Réalisateur de films publicitaires, John est obsédé par l'argent, la bouffe, le tabac, l'alcool, la drogue, le sexe, la pornographie. Il consomme tout : ce qui est illicite et néfaste comme ce qui ne l'est pas. Résultat, à 35 ans, il est obèse, ses dents sont pourries, son corps guère mieux. Il est également ignorant et égoïste. Mais si le personnage est ignoble, il a un atout dans son jeu : le sens de la dérision. Publié en 1984, Money money a consacré Martin Amis comme l'un des meilleurs écrivains britanniques de sa génération.

  • Dans un bar enfumé à londres, deux scénaristes s'escriment à peaufiner leur texte, tandis qu'à hollywood les grosses machines du marketing éditorial s'affairent pour lancer sur le marché mondial le nouveau sonnet d'un poète anglais - un producteur songe même à en faire un remake !
    Comment faire bonne figure lors d'une course à pied dans l'école huppée de son fils, lorsqu'on est un petit malfrat récemment divorcé et toujours amoureux de sa femme, bisexuel et qu'on s'est fait tabasser la veille ? entre vision iconoclaste du milieu de l'édition et errements sexuels et sentimentaux de personnages pathétiques, martin amis dresse avec un comique décapant un portrait du monde anglo-saxon.

  • Voici une confession. Elle sera brève. Je ne voulais pas avoir à lui faire ça. J'aurais infiniment préféré une autre solution. Enfin, c'est comme ça. M. A.

    Lorsqu'elle se réveille et s'assoit, elle est dans une chambre blanche, étendue sur un chariot blanc. Une chambre d'hôpital sans doute. Mais qui est-elle ? Pourquoi est-elle là ? Et pourquoi doit-elle partir ? La voici dehors dans une rue qu'elle ne connaît pas, dans une ville inconnue, parmi une foule d'hommes et de femmes dont elle ne se souvient pas, un monde étrange et nouveau. Elle marche, pieds nus. Elle court. Elle a perdu la mémoire. A ceux qu'elle rencontre, elle dit qu'elle s'appelle Marie. Marie Lagneau. Puis Marie renaît à la vie, réapprend, se retrouve, se reconstruit. avec d'autres gens. Entre roman d'initiation et polar, un livre de l'auteur de Money, money, l'un des plus grands et des plus controversés romanciers britanniques contemporains.

  • Chien jaune

    Martin Amis

    Xan Meo, fils de gangster devenu acteur et romancier raffiné, se fait violemment agresser et subit une étrange métamorphose... Le roi Henry IX tente d'étouffer un double scandale : sa liaison avec une mystérieuse Chinoise, et une vidéo scabreuse où apparaît l'héritière du trône... Clint Smoker, journaliste à scandale, a des raisons bien personnelles d'aller en Californie interviewer une reine du porno... Et pendant ce temps, le vol 101, réservé aux fumeurs, arrivera-t-il à destination ? En entrecroisant ces histoires, Martin Amis livre une charge féroce contre une Angleterre à peine imaginaire, de Buckingham Palace au Londres de la pègre. Moraliste sans concession, satiriste impitoyable, il prouve surtout une fois de plus sa puissance visionnaire et sa capacité à réinventer la langue en offrant un feu d'artifice stylistique qui brasse tous les parlers. Et ce livre monstre, l'un de ses plus aboutis, résume notre temps comme peu d'oeuvres savent le faire.

  • Train de nuit

    Martin Amis

    Jennifer Rockwell avait tout pour elle : la beauté, l'intelligence, la générosité, l'amour. Le bonheur parfait. Mais aujourd'hui, Jennifer n'est plus qu'un cadavre soumis à la procédure de routine : autopsie par le «charcutier» de la morgue, autopsie psychologique par Mike Hoolihan, «femme de police».
    Mike en a vu de toutes les couleurs et ne va pas s'en laisser conter. Mais la voilà qui bute sur l'énigme d'une mort qui offre au monde une nouvelle absolument neuve : du jamais vu. Car toutes les preuves concluent au suicide de Jennifer. Et il serait moins difficile de chercher un coupable que de trouver un mobile à cette mort volontaire.
    Alors, tandis que résonne le train de nuit dans cette ville américaine sans nom, Mike se perd dans un jeu de pistes qui ne confirme l'impossible vérité que pour ouvrir sur de nouveaux gouffres.
    À moins que le vrai jeu, comme la vie, ne soit ailleurs : dans un thriller truqué qui doit plus à Saul Bellow qu'à James Ellroy, dans une langue arbitrée par le plus américain des écrivains anglais contemporains, dans un univers où la clarté d'un ciel sans nuages peut être plus fatale que le grondement de l'orage.

  • Experience

    Martin Amis

    «On n'écrit pas sur un sujet mais autour d'un sujet», déclare Martin Amis dans ces Mémoires. Qu'on ne s'attende donc pas à une autobiographie linéaire et exhaustive ; loin de tout narcissisme, Amis revient inlassablement sur les événements et les visages qui hantent sa vie : une fille naturelle perdue et retrouvée, une cousine assassinée, et surtout la formidable figure de Kingsley Amis, «le King», le père écrivain, transformant ce livre en une magnifique réflexion sur la filiation, le deuil et le souvenir. Car le sujet n'est pas une vie d'individu, mais «l'essentiel de la vie». Et Amis révèle sa grandeur littéraire non par l'évocation d'une carrière, mais par une attention constante à la manière dont les mots façonnent notre existence, et par son effort héroïque pour conférer au chaos du vécu la cohérence que seul permet le roman. D'un regard lucide, mais jamais résigné, il scrute l'expérience traversée pour lui arracher un sens.
    Dans cette oeuvre de maturité, «l'enfant terrible des lettres anglaises» n'adopte ni la posture d'un martyr ni celle d'un justicier. Mais la voix singulière qu'il fait entendre, voix de fils et de père, voix d'homme et d'écrivain tout ensemble - cette voix émouvante, grave et drôle tour à tour, toute de générosité et d'autodérision, n'a pas fini de nous accompagner.

  • Le héros vieillissant de ce roman, Keith Nearing, se remémore l'été de ses vingt ans, en 1970, quand eut lieu un mystérieux événement qui bouleversa sa vie sexuelle et donc son existence entière. Dans un château en Italie, piégé dans l'histoire de la 'révolution sexuelle', il hésite entre trois femmes : sa petite amie Lily, Shéhérazade, l'objet de ses fantasmes, et la très troublante et très 'virile' Gloria. Ce sont les obsessions de l'auteur qui, dans ce roman à idées, se font jour : l'identité masculine, l'impossible rapport entre les sexes, la hantise de l'anéantissement, le malaise du corps.
    Cette évocation de la libération des moeurs dans les années soixante-dix brille par l'intelligence provocante de sa vision. Excédant les limites du roman à thèse, Martin Amis demeure avant tout un immense styliste, à l'écriture vigoureuse, aux trouvailles fulgurantes, inimitables. Il est ici au mieux de sa forme, plus audacieux que jamais.

  • Poupées crevées

    Martin Amis

    Ils sont dix à passer le week-end dans cet ancien presbytère reconverti en manoir : quentin, l'aristocrate, et celia sa dame, andy, le bagarreur, flanqué de diana, keith, le nain obèse, giles, le riche hypocondriaque, et les trois invités américains, marvell, " docteur " ès drogues, skip, fils de petit blanc assassin, et la somptueuse roxeanne, fantasme masculin incarné.
    S'engage alors un huis clos grotesque et cruel oú sexe et drogue sont de rigueur. à quentin qui se proclame amoureux, le " docteur " marvell rétorque : les sentiments ne sont que bébés morts, poupées crevées. le plaisir règne en maître. jusqu'à l'irruption du mystérieux johnny, vengeur invisible qui va donner un autre visage à ces poupées crevées. une satire brillante de la " libération " sexuelle qui décrit avec un humour ravageur l'anéantissement d'une communauté qui se voudrait sadienne et n'est que dérisoire, pour la plus grande jubilation du lecteur.

  • There was an old story about a king who asked his favourite wizard to create a magic mirror. This mirror didn't show you your reflection. Instead, it showed you your soul - it showed you who you really were. But the king couldn't look into the mirror without turning away, and nor could his courtiers. No one could.



    What happens when we discover who we really are? And how do we come to terms with it? Fearless and original, The Zone of Interest is a violently dark love story set against a backdrop of unadulterated evil, and a vivid journey into the depths and contradictions of the human soul.

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  • Le 11-Septembre a ébranlé Martin Amis de façon toute personnelle: par-delà l'horreur et l'incrédulité unanimes, le romancier s'est senti confronté à une réalité qui dépassait la fiction, et l'humaniste à un événement qui défiait la raison.
    Très tôt, et à maintes reprises, il a rédigé des articles et des essais visant à donner sens et forme à ce traumatisme et à ses conséquences - dont la guerre d'Irak. Analyses à chaud, comptes rendus d'ouvrages, long reportage drolatique où il accompagne Tony Blair jusqu'à Bagdad : ce sont ces textes, volontiers polémiques et passionnément rationnels, qui sont rassemblés ici. Martin Amis y pourfend l'extrémisme, tous les extrémismes, avec la même rigueur impitoyable qu'il mettait à disséquer naguère le nazisme ou le stalinisme.
    Et même si l'on ne partage pas toutes ses analyses et positions, l'on ne peut qu'admirer son acuité et son éloquence. Le recueil culmine avec deux nouvelles, l'une évoquant un authentique terroriste du 11-Septembre, l'autre le sosie d'un dictateur à peine imaginaire: l'auteur y réaffirme, avec éclat, toute la puissance de la fiction, et le pouvoir qu'a l'écrivain de nous aider à penser le réel.

  • Le dossier Rachel

    Martin Amis

    Fin des années soixante : charles highway, à la veille de ses vingt ans, décide de rompre avec son passé d'adolescent et de célébrer son entrée dans l'âge adulte, en même temps que son admission à oxford.
    De sept heures à minuit, il va classer papiers, journaux intimes, écrits et lettres, et surtout boucler le dossier rachel, récit d'une initiation sexuelle et amoureuse - et de la naissance d'un écrivain ? le premier roman, brillant et drôle, de l'auteur de d'autres gens, la flèche du temps et l'information.

  • Sibérie, 2004. Tandis que résonnent les rumeurs de la guerre en Tchétchénie, un vieil homme revient sur les lieux de son passé, au goulag, où il fut interné pendant dix ans, même s'il s'était « illustré » dans les rangs de l'Armée rouge. Parmi ses milliers de codétenus, il y avait on frère, aussi idéaliste que lui-même était cynique. Mais un lien particulier les unissait : une femme, qu'ils aimaient tous deux. Et c'est au camp, à la veille de la déstalinisation, que le destin de ce singulier trio allait basculer, dans un endroit étrange baptisé la Maison des Rencontres.
    Rarement, même dans la littérature russe, aura-t-on vu évoquer avec autant de puissance toute l'horreur et l'aberration du système concentrationnaire soviétique, de ses hiérarchies absurdes, de sa dimension avilissante. Vision d'autant plus saisissante que le « héros » et narrateur est lui-même intimement corrompu par le système. Mais ce qui bouleverse le plus dans ce roman dostoïevskien, l'un des plus beaux livres de Martin Amis, c'est la compassion que l'auteur, avec un lyrisme pudique, parvient malgré tout à exprimer pour tous ses personnages, victimes et bourreaux. Avec en filigrane cette question lancinante : comment rester humain ?

  • THE RUB OF TIME

    Martin Amis

    Of all the great novelists writing today, none shows the same gift as Martin Amis for writing non-fiction - his essays, literary criticism and journalism are justly acclaimed.

    The Rub of Time comprises superb critical pieces on Amis's heroes Nabokov, Bellow and Larkin to brilliantly funny ruminations on sport, Las Vegas, John Travolta and the pornography industry. The collection includes his essay on Princess Diana and a tribute to his great friend Christopher Hitchens, but at the centre of the book, perhaps inevitably, are essays on politics, and in particular the American election campaigns of 2012 and 2016. One of the very few consolations of Donald Trump's rise to power is that Martin Amis is there to write about him.

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  • Fed up with the dreary round of life in Ballybeg, with his uncommunicative father and the humiliating job in his father's grocery shop, with his frustrated love for Kathy Doogan who married a richer, more successful young man and with the total absence of prospect and opportunity in his life at home, Gareth O'Donnell has accepted his aunt's invitation to come to Philadelphia. Now, on the eve of his departure, he is not happy to be leaving Ballybeg.With this play Brian Friel made his reputation and it is now an acknowledged classic of modern drama.

  • La friction du temps

    Martin Amis

    Par l'auteur acclamé de La Zone d'intérêt, un regard piquant sur notre monde qui tourne de plus en plus mal. De tous les grands écrivains d'aujourd'hui, rares sont ceux qui possèdent le talent de Martin Amis pour la non-fiction : ses essais, critiques littéraires et articles de journaux dans la presse anglo-saxonne sont acclamés. Comme Rachel Cusk l'a écrit dans le Times à propos d'un recueil précédent, " Amis est aussi doué en tant que journaliste qu'en tant qu'écrivain, mais ses essais sont d'une qualité extraordinaire, qui n'est pas sans rappeler l'amitié.
    Grâce à lui, le lecteur se sent privilégié. " Dans La Friction du temps, les essais parus ces vingt dernières années sont multiformes, de la superbe critique des héros et mentors littéraires d'Amis, Nabokov, Bellow et Larkin, à ses cogitations brillantes et drôles sur le sport, le show business, la société, l'industrie pornographique. Ce recueil comporte également son texte sur la princesse Diana ainsi qu'un hommage à son cher ami Christopher Hitchens, mais au centre du livre, presque inévitablement, se trouvent ses essais sur la politique, et en particulier sur les campagnes électorales américaines de 2012 et 2016.
    Petite consolation à l'arrivée au pouvoir de Donald Trump : Martin Amis est là pour écrire sur lui. Au fil de la lecture des essais au ton cynique et parodique si propre à Amis, un fil rouge se dessine pour nous dévoiler à quel point nos sociétés sont dysfonctionnelles.

  • Le héros vieillissant de ce roman, Keith Nearing, se remémore l'été de ses vingt ans, en 1970, quand eut lieu un mystérieux événement qui bouleversa sa vie sexuelle et donc son existence entière.
    Dans un château en Italie, piégé dans l'histoire de la "révolution sexuelle", il hésite entre trois femmes : sa petite amie Lily, Shéhérazade, l'objet de ses fantasmes, et la très troublante et très "virile" Gloria. Ce sont les obsessions de l'auteur qui, dans ce roman à idées, se font jour : l'identité masculine, l'impossible rapport entre les sexes, la hantise de l'anéantissement, le malaise du corps.
    Cette évocation de la libération des moeurs dans les années soixante-dix brille par l'intelligence provocante de sa vision.
    Excédant les limites du roman à thèse, Martin Amis demeure avant tout un immense styliste, à l'écriture vigoureuse, aux trouvailles fulgurantes, inimitables. II est ici au mieux de sa forme, plus audacieux que jamais.

  • Koba la terreur

    Martin Amis

    • L'oeuvre
    • 15 Janvier 2009

    Dans l'oeuvre de martin amis, koba la terreur est un livre aussi personnel que son célèbre expérience.
    Sauf qu'ici, entre un début et une fin oú il se livre et ne s'épargne pas, amis nous offre peut-être les trois cents pages les plus fortes jamais écrites sur staline. le père de l'auteur, kingsley amis, pape du renouveau des lettres britanniques, fut entre 1941 et 1956 un " toutou du komintern ", comme il le dira plus tard lui-même. cette complicité avec l'un des pires crimes de l'histoire est aussi celle d'innombrables intellectuels pour qui le communisme fut un rêve et un idéal trahi.
    Avec une finesse remarquable, amis parcourt en romancier ces connexions troubles, multiples, afin d'en dégager le sens profond, l'impact durable. staline a dit un jour que la mort d'une personne était une tragédie, mais qu'un million de morts n'était que statistique. koba la terreur dément ce postulat cynique d'" uncle joe ". comme dans la flèche du temps qui plongeait ses lecteurs dans le passé terrifiant d'un médecin nazi, l'auteur utilise toute la force de son art pour rendre lisible l'illisible, supportable l'insupportable.
    Son exploration unique du mal se fait sous le sceau de la nécessité, de la soif de comprendre, du désir de ressentir, de compatir au sort des millions de victimes. ce livre dérangeant est une réponse du talent à la tyrannie.

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