Benjamin Hoffmann

  • Il n'y a qu'un problème littéraire vraiment sérieux : c'est la transmission des textes à la postérité.
    Le reste : les modalités de renouveau d'un genre, les singularités d'un style comme le dialogue entre les oeuvres, il sera toujours temps de s'y intéresser lorsque les contradictions impliquées par la quête d'approbation d'un public virtuel auront été comprises. C'est à cette tâche que se consacrent Les Paradoxes de la postérité. En démontrant l'échec ultime de toute recherche d'immortalité symbolique par l'entremise de la littérature, ce livre avance qu'il importe de trouver une réponse nouvelle à la question : « pourquoi écrit-on ? ».

  • « Et si je rencontrais Dieu parmi nous et n'avais qu'une seule question à lui poser ? Je lui demanderais s'il prend soin de mon père. Peut-être que Papa est comme Lui, anonyme et voyageur dans le monde ? Je l'imagine passager dans un bus, prisonnier d'une ville étrangère où des millions d'hommes le croisent sans lui parler. Il a peur, il ne connaît pas leur langue, nous lui manquons et il ignore comment rentrer chez nous. » Au mois de mars 2010, après une semaine d'hospitalisation, Patrick Hoffmann décédait. Le récit de son fils commence alors qu'il vit ses derniers jours. Très vite, il ne reste que des souvenirs à évoquer. Mais, peu à peu, le portrait du père reprend ses droits, s'étoffe, et impose son évidence : il fut un homme généreux totalement dévoué pour sa famille.
    À travers ce récit poignant, l'auteur aborde le thème du deuil du père, pris sous l'angle de la transmission, et fait de son cas individuel un témoignage qui interroge plus largement la relation qu'entretient chaque fils avec son père.

  • American Landing raconte les effets produits par une attaque terroriste de grande ampleur qui frappe d'abord New York, puis le reste des États-Unis. L'un des deux personnages principaux, Colin, est à la recherche de son frère dont il ignore s'il a perdu la vie au cours de l'attaque terroriste. L'autre personnage principal, Marc, est un écrivain qui décide d'écrire sur les événements qu'il est en train de vivre et accompagne Colin dans sa quête. Celle-ci les mène de New York à New Haven où ils pensent trouver le frère de Colin. Mais ils apprennent qu'il a pris la route de Chicago.
    En route pour Chicago, Colin et Marc sont enlevés par un groupe de survivants qui bâtit dans les ruines de Detroit une machine gigantesque, le Béhémoth, qui leur permettra, pensentils, d'imposer leur loi sur ce qui reste des États-Unis. Marc rencontre Ophélia. Les survivants partent sur les routes, mais le Béhémoth est détruit et Ophélia meurt. La quête de Marc et Colin se poursuit jusqu'en Californie où ils découvrent que la partie Ouest des États-Unis a été préservée du chaos par le volontarisme et l'autorité du gouverneur, Malcolm. Dans cet îlot de relative prospérité et d'harmonie sociale précaire, Marc et Colin cherchent à refaire leur vie. Marc trouve un éditeur pour son livre, American Landing, qui après des débuts difficiles devient un grand succès dès lors qu'il est adapté au cinéma. Colin, dessinateur, crée une bande dessinée, Monsieur Apocalypse, qui s'inspire de ses propres aventures et de celles d'un autre survivant, Rick. Elle le rend célèbre, il devient un présentateur de télévision reconnu.
    Mais, bientôt, Marc est traîné devant la justice. Son livre passe pour un plaidoyer en faveur de l'unité des États-Unis, ce qui va à l'encontre des projets autonomistes de Malcolm, qui souhaite instaurer une République de Californie. Marc est accusé d'avoir commis différents crimes, notamment plusieurs meurtres qu'il confesse dans son récit. La défense parvient toutefois à prouver que son texte n'est pas un récit autobiographique, mais un roman où Marc a pris de grandes libertés avec les faits et les a reconstitués de manière héroïque. Acquitté, Marc finit sa vie à Hawaï où il prévoit d'écrire de nouveaux livres. De son côté, Colin disparaît après avoir accidentellement tué son frère qu'il a retrouvé en Californie.
    À vingt-huit ans seulement, Benjamin Hoffmann a écrit un roman stupéfiant par son ampleur, sa force et la vision qu'il offre d'un avenir possible de nos sociétés. Ce roman marque aussi l'émergence d'une nouvelle génération d'écrivains, pour qui l'anticipation et le fantastique participent pleinement de l'univers du roman, et non à sa marge.

  • Un brillant professeur de l'Université de Bordeaux, internationalement reconnu pour ses travaux sur l'oeuvre de Casanova, décide soudain de tout remettre en cause : courir tous les risques et ne plus sacrifier la vie à l'écriture, découvrir le monde et ne plus être réduit à la seule identité d'intellectuel. Poursuivi, accusé de crime, ce Casanova du XXIème siècle nargue les polices du monde entier, fascine la presse et se révèle, jusqu'au coup de théâtre final à Venise, un extraordinaire "serial littérateur".

  • Pourquoi l'Amérique n'exerce-t-elle jamais un pouvoir de fascination aussi puissant que lorsqu'elle est perdue ? Cet ouvrage est consacré à la réinvention littéraire de périodes révolues de l'histoire américaine dans l'oeuvre de trois voyageurs français : Crèvecoeur, Lezay-Marnésia et Chateaubriand.

  • Pourquoi l'Amérique n'exerce-t-elle jamais un pouvoir de fascination aussi puissant que lorsqu'elle est perdue ? Cet ouvrage est consacré à la réinvention littéraire de périodes révolues de l'histoire américaine dans l'oeuvre de trois voyageurs français : Crèvecoeur, Lezay-Marnésia et Chateaubriand.

  • Inwiefern spielen inter- und transkulturelle Phänomene in Drama, Theater und Film eine Rolle und welche Funktionen nehmen sie dort ein? Diesen Fragen gehen die fachwissenschaftlichen und fachdidaktischen Beiträge des vorliegenden Bandes nach. Das Buch gliedert sich in drei Bereiche: Im ersten Teil werden im Rahmen von Grundlagenbeiträgen die Konzepte von Inter- und Transkulturalität verhandelt sowie Drama/Theater und Film in inter- und transkultureller Perspektive sowohl literaturwissenschaftlich als auch -didaktisch beleuchtet. Der zweite und dritte Teil widmen sich spezifischen Beispielen aus den Bereichen Drama und Theater sowie Film. Hier werden einzelne (mediale) «Texte» analysiert und konkrete Vorschläge für deren Einbezug in den Deutschunterricht gemacht.

  • Des rues de Montréal au village nordique de Salluit, de la Bretagne du Nord à l'Afrique du Sud, en passant par la Grèce antique et la Bulgarie postsoviétique, le 150e numéro de la revue Les écrits a beaucoup voyagé. Il a ramené de ses périples de nouveaux extraits inédits des carnets d'André Major ; des récits de Laure Morali, Benjamin Hoffmann, André Carpentier, Jean Désy et Vincent Brault ; des poèmes de Michaël La Chance, Patrice Desbiens, Jonathan Lamy, Laurent Cauchon et Jean-François Bernier ; une oeuvre théâtrale de Dario Larouche ; une suite de poèmes bulgares traduits par Marie Vrinat ; et des chroniques littéraires de Sherry Simon et Raymond Gervais, qui signe aussi dans ce numéro un portfolio d'oeuvres visuelles inspirées par la musique et qui explorent les rapports entre la vue et l'ouïe, le regard et l'écoute, le regard qui écoute...

  • Le tout récent numéro de la revue Les écrits est le premier numéro conçu sous la direction de Danielle Fournier. L'écrivain en résidence André Major y livre des pages inédites de ses carnets. Un dossier est consacré au thème de la lecture et de l'écriture, avec, entre autres, les contributions de Renée de Ceccatty, Benjamin Hoffmann et Denis Grozdanovitch. Le numéro comprend une vingtaine de textes d'auteurs d'ici et d'ailleurs, avec, notamment, une suite poétique de Jean-Paul Daoust sur l'idée de tolérance, un récit de Luc Bureau sur le thème de l'émasculation et un essai de Jean Désy sur les communautés du Nord. Le portfolio est consacré à l'artiste Stéphanie Béliveau, dont l'oeuvre, tendue entre l'idée de la ruine, du rebut, de la relique, et celle de la réparation, de la récupération, de la rédemption, pose un regard mélancolique et sur le monde et ses habitants, leurs blessures et leurs cicatrices, mais aussi leurs capacités de résilience et de régénération.

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